Les
chutes chez les patients atteints de FOP
David
L. Glaser, M.D; David M. Rocke, Ph.D; Frederick S. Kaplan,
M.D; Sharon Kantanie
Afin
d'étudier l'incidence et la gravité des
chutes chez les patients atteints de FOP, nous avons interrogé
135 patients membres de l'Ifopa et 94 autres patients.
Taux
d'activité, statut socio-économique, antécédents
médicaux, et blessures liées aux activités
sportives n'ont pas été pris en compte.
Il est par ailleurs évident que le groupe de L'Ifopa
avait un style de vie plus sédentaire que le groupe
de référence. Enfin, si tous les questionnaires
n'ont pas été retournés, il y a fort
à parier que les conclusions n'en auraient pas
été affectées.
De
fait, 81% des membres de l'Ifopa ont signalé une
nouvelle poussée et une perte irréversible
de la mobilité suite à une chute, contre
44% dans l'autre groupe. Si la différence n'est
pas significative, les blessures du groupe de l'Ifopa
sont plus graves et plus fréquentes que celles
de l'autre groupe.
Ces
chutes étant principalement dues au manque d'équilibre
et de souplesse articulaire, nous recommandons une réduction
de l'activité, le port d'un casque, l'aménagement
de l'habitat (installation de rampes d'escaliers, fixation
des tapis etc. ...), l'utilisation de cannes ou déambulateurs
afin de stabiliser la marche. Eviter toute situation comportant
un risque majeur de chute est également une solution
efficace de s'en protéger, mais cela compromet
aussi la capacité à rester valide.
Des
chutes se produiront malgré ces mesures préventives.
Aussi, lorsqu'une chute survient, il est important de
surveiller les symptômes annonciateurs de traumatisme
grave (maux de tête, vertiges, perte de conscience,
douleurs anormales, etc ...) et de consulter un médecin
au plus vite.
Pour
plus d'information, consultez:
"Catastrophic
falls in patients who have Fibrodysplasia Ossificans Progressiva."
D.L Glaser, D.M Rocke, F.S Kaplan. Clinical Orthopaedics
and Related Research. En préparation. Edité
en oct. 1997.